Programmation 19-20

30 novembre : En toute inquiétude 20h30

Jean-Luc Piraux

Sold out

 

 

Présentation écrite par Laurent Ancion

 

Comment raconter le père ?

On rêverait tous de pouvoir mettre des mots sur les ailes et les filets que nous lègue l’auteur de nos jours. Tout à la fois héros et ennemi, double et contraire, la figure du père est de celles qu’on gère toute une vie, sans jamais résoudre entièrement sa bizarre équation.

 

La particularité du travail de Jean-Luc Piraux est de se fonder sur cette énigme sans rien céder au psychologisme ni au journal intime. Il fait du père la figure du héros, c’est-à-dire le personnage central du récit. Séraphin est bien ce « personnage légendaire auquel on prête un courage et des exploits remarquables », selon la définition consacrée, et ce sont ces exploits-là qui constituent la fable. Les défis du héros ne concernent pas la Guerre de Troie, mais presque : les batailles menées par Séraphin, qui se débat avec son quotidien, valent bien le récit de luttes antiques avec les hommes, la famille et le destin. Et comme tout héros dont l’histoire mérite d’être racontée, c’est aussi par ses faiblesses que se révèle ce père-là. Et ses failles, bien sûr, nous font rire, parce qu’on les reconnaît et qu’on n’a pas envie d’y tomber.

 

Comment raconter le père ? En ne cachant pas qu’on est un fils. Si le personnage paternel forge le « coeur » de la fable (et donc le terreau où chacun pourra se reconnaître), le « corps » du spectacle s’articule sur le défi du fils de parler de – et pour – celui qui ne parlait guère de lui. « En toute inquiétude » met des mots là où il y avait le silence. A cet égard, le premier personnage du spectacle, c’est le narrateur luimême. Il est celui qui doute, qui essaie, qui convoque les outils du théâtre (voix, silhouettes, personnages, paroles et silences) pour donner à voir ce qui était jusque-là resté invisible. Et c’est tout un petit monde qui surgit alors, comme si chacun, de l’épouse aux enfants, des amis de comptoir aux collègues de travail, venait livrer son petit bout de vérité, fatalement subjectif, donc touchant.

 

C’est à nous, spectateurs, qu’il revient de tricoter ces bouts de laine, ces bouts de l’âme d’un bonhomme dont le portrait éclaté prend peu à peu valeur de quête absolue : celle d’une réconciliation. En tant qu’auteur et acteur, Jean-Luc Piraux a la tendresse pour guide. En nos temps pressés, un tel cheminement pourrait apparaître comme un détour. Mais c’est précisément par les chemins de traverse qu’il nous livre ici son spectacle le plus personnel et le plus universel. 

 

Au menu : antipasti, blanquette milanaise et tiramisu 

 

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Vendredi 31janvier 

 

Concert et milonga

 

IGUAZU Quintet

 

Iguazú Quintet,  groupe belge reprenant avec passion des compositeurs connus et moins connus du répertoire sud-américain à travers des arrangements originaux ponctués d'improvisation.

 

De Sergio Assad à Heitor Villa Lobos en passant Astor Piazzolla et Ariel Ramirez, Iguazú Quintet propose à son public un voyage à travers de superbes "Aquarelles d'Amérique-Latine".

 

Décembre 2019 verra la sortie du premier album de la formation, "Amancay - Hommage à Astor Piazzolla", enregistré chez Dada Studios.

 

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Samedi 8 février 20h 30 DOGUI

Jean-François Damit  à la guitare acoustique et Philippe Mercier  au dobro nous proposent une balade acoustique dans la chanson française avec aussi quelques grands titres anglophones.

 

Pourquoi DOGUI ? Simple abréviation de DOBRO (guitare à caisse de résonance métallique) et GUITARE électro-acoustique......

 

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14 mars : Sous les néons du désir

Création Véronique de Miomandre & Max Lebras

Levons le voile sur « le plus vieux métier du monde », sur les belles de jour, les filles de joie, les grandes horizontales…

 

26 avril : ensemble Vibrations

Pascale Simon, Myriam Graulus, Audrey Ribaucourt, Lydie Thonnard, Eric Leleux, Philippe Laloy et Fabien Bogaert :7 flûtes traversières pour un voyage musical dans le temps et l’espace